octobre 2006

Faire ses produits nettoyants…

vendredi 13 octobre 2006

Voici une recette pour faire ses produits nettoyants. C’est facile, pas cher, pas trop long et surtout respectueux de l’environnement et de votre santé!

Ingrédients
-Borax
-Savon liquide pur
-Vinaigre
-Cristaux de soudre (ça porte aussi le nom Si Net!)
-Petite vache (pas une petite vache mais de la…)
-Eau bouillante

Pour faire de la poudre à récurer:
Dans un contenant à saupoudrer mélanger:
1 tasse de petite vache et 1/4 tasse de Borax.
Ça va à date?
Attention ne pas saupoudrer comme gratin à lasagne… Bien qu’écologique ça se digère bien mal!

Pour faire du nettoyant à douche:
Dissoudre:
– 2 ml de cristaux de soudre
– 5 ml de Borax
– 2 ml de savon liquide pur
– 45 ml de vinaigre
dans 500 ml (2 tasses) d’eau bouillante
Vous pouvez ajouter de l’huile essentielle pour parfumer…

Petit truc:
Faire une grande quantité à la fois et entreposer dans un contenant de plastique de savon à linge.

Vente de garage… hé! hé!

vendredi 13 octobre 2006

SOURCILS EXPRESSIFS USAGÉS
Qui ne s’est jamais dit : wow! Comme j’aimerais avoir des sourcils comme elle ou lui!
Mesdames! Pourquoi se refaire faire les seins quand on peut attirer les regards avec des sourcils rebondissants?

Messieurs ayez l’air mystérieux comme Pierre Flynn avec la ralonge « Entre-deux-toufs » pour n’avoir qu’un seul gros sourcil.

Étonné! Piteux… Questionné ? Tout est possible!

Et pourquoi pas une paire extra pour porter sous les yeux question de pouvoir marcher sur les mains sous la pluie!
Prix à négocier…

GARDIENNE GONFLABLE PRESQUE NEUVE!
Vous devez vous absenter quelques minutes, mais ne voulez pas laisser les enfants seuls? Gonflez la gardienne! Toujours disponible, elle ne fouillera pas dans vos armoires et ne frappera pas vos enfants
25$ (bien moins cher qu’une télévision!)

PHYLACTÈRE
Vous ne vous sentez pas d’humeur à jaser?
Vous n’avez rien à dire?
Portez ce phylactère vide!
En prime avec tout achat de 20 000$ et plus

TOMBE INVERSÉE
Vous ne pouvez pas dormir sur le dos, vous ne pourrez pas mourir sur le dos! Vaut mieux prévenir… qu’attendre de guérir!
1050$ un prix d’ami par rapport aux Centres funéraires!

Lettre Maison de Naissance

vendredi 13 octobre 2006

Verdun, 15 juin 2006

À monsieur Philippe Couillard, Ministre de la Santé et des Services Sociaux,

Il y a 3 mois, je donnais naissance à ma fille à la maison de naissance de Pointe-Claire. Ce fut un moment formidable, incroyablement intense, rempli de respect, de support et de confiance. Selon moi, donner naissance demande d’abord et avant tout de la confiance et je sentais de la confiance de la part des gens qui m’entouraient. On était là pour moi, je pouvais me sentir à l’aise et prendre le temps qu’il fallait. Ça a pris 3 heures, ma fille est née sans complications. Je ne me considère pas exceptionnelle, je pense qu’on avait créé autour de moi un environnement sain, calme, sécuritaire, chaleureux et accueillant. Je n’étais pas malade alors pourquoi aller à l’hôpital? Accoucher, est-ce une maladie? Les hôpitaux sont des lieux remplis de virus et de microbes où il y a menace de maladies, même pour des gens en santé.

L’approche des sages-femmes redonne aux femmes la confiance dont elles ont besoin pour accoucher. Cette façon de faire nous branche sur l’instinct tant pendant l’accouchement que pendant les premiers moments avec le bébé. Jamais mon mari et moi n’avons été séparés de notre enfant à la maison de naissance. Les liens se créent rapidement avec le bébé, on trouve et on sent vite ce qu’on doit faire en tant que parents quand nous sommes laissés à notre instinct. Tout au long de la grossesse, les sages-femmes ont répondu à toutes mes questions et celles-ci étaient nombreuses. Ces femmes ont pris le temps. Je me suis sentie importante et valorisée. On m’a toujours traitée avec respect et considération avant, pendant et après l’accouchement. Le suivi auquel j’ai eu droit a été exceptionnel : ce n’est pas une infirmière inconnue qui s’est présentée chez moi pour les conseils d’allaitement, c’est plutôt ma sage-femme, celle qui m’avait suivi, que je connaissais déjà bien. Elle est venue deux fois à la maison et je l’ai revue deux fois à la maison de naissance. Ma fille avait 6 semaines à sa dernière visite. Elle s’est assurée que tout allait bien, m’a donné les conseils dont j’avais besoin et m’a écoutée. Je ne me suis jamais sentie seule et sans ressource. Du premier mois de grossesse jusqu’à ce que le bébé ait 6 semaines, je pouvais la joindre n’importe quand, de n’importe où, à l’aide de son téléavertisseur.

J’aimerais vous raconter une anecdote qui parle par elle même… Enceinte de 7 mois, j’ai rencontré ma nouvelle voisine qui m’a demandé où j’allais accoucher. Quand je lui ai dit que j’allais en maison de naissance et elle m’a dit : « Un accouchement naturel ! T’es courageuse! » Pourquoi un accouchement naturel serait-il un acte courageux? N’est-il pas justement naturel? Je crois que les hôpitaux déforment la nature réelle de l’accouchement sans avoir comme priorité de respecter les besoins de la femme. Quand j’apprends que l’hôpital de Sherbrooke a dépensé plusieurs centaines de milliers de dollars pour l’achat d’une trentaine de lits d’accouchement qui permettent aux docteurs d’être à la bonne hauteur pour accoucher leurs patientes, je me dis qu’on est loin d’avoir priorisé les besoins de la femme qui accouche.

Je trouve inacceptable qu’en 2006, les Québécoises n’aient pas véritablement le choix de leur lieu d’accouchement. On leur dit qu’elles ont le choix mais c’est un faux choix quand on sait qu’il existe une liste de 900 femmes en attente pour la maison de naissance de Côte-des-Neiges, qu’à Pointe-Claire ce n’est pas moins de 30 à 40 femmes par mois qui sont mises sur une liste d’attente et qu’il n’est pas possible d’accoucher avec une sage-femme dans toutes les régions du Québec. Je me sens privilégiée d’avoir eu une place en maison de naissance mais n’est-ce pas là un droit ? Je crois qu’il est impératif de répondre au besoin de ces femmes en créant plus de places en maison de naissance. De nouvelles maisons de naissance doivent être construites à travers le Québec pour répondre à la demande des femmes de toutes régions. De plus, on doit accroître le nombre de places dans la grande région de Montréal. Un accouchement en maison de naissance coûte moins de la moitié du prix d’un accouchement à l’hôpital. Il faut, selon moi, revoir la façon de subventionner les lieux de naissance.

Érika Leclerc-Marceau


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